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Clé du Bonheur

LEÇON NUMÉRO CINQ

La Puissance de Dieu dans votre Vie

"La croix du Christ est le plus grand de tous les paradoxes. Ce fut l’événement le plus tragique dans l’histoire du monde, et en même temps la chose la plus merveilleuse qui soit jamais arrivée. Le spectacle le plus horrible que l’homme ait jamais vu, mais de ce spectacle est sortie la plus grande joie. La croix fut la plus grande victoire de Satan et la plus étonnante défaite du Christ, mais en même temps la plus grande défaite que Satan ait jamais connue et la plus glorieuse victoire que Christ ait jamais gagnée…La croix fut l’heure la plus noire de l’histoire, mais c’était le moyen par lequel Christ est vraiment devenu la lumière du monde. La croix, selon le point de vue humain, est une folie, c’est la révélation de l’infinie sagesse de Dieu." L’auteur de ces lignes est inconnu, mais la force du message est évidente.

L’apôtre Paul parlait de ce paradoxe quand il écrivit :



« Car la parole de la croix est folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est puissance de Dieu. Aussi est-il écrit : Je détruirai la sagesse des sages, et j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le contestataire de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ? Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plus à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. Les Juifs demandent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse : nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. »
(1 Corinthiens 1 :18-24).

Il est difficile pour nous au vingtième siècle de concevoir le "scandale de la croix" pour les auditeurs du premier siècle. La croix vénérée est devenue une telle inspiration de beauté et d’espérance, que le scandale a été relégué au second plan. N’étant pas familiers avec les circonstances sous lesquelles les hommes étaient crucifiés à l’époque des Romains, nous sommes incapables d’apprécier la tâche énorme qu’avaient les évangélistes du premier siècle à présenter comme Sauveur du monde celui qui est mort de la mort d’une criminel condamné ! Cela pourrait correspondre aujourd’hui à prêcher le salut au nom de quelqu’un qui aurait été exécute sur la potence ou sous la guillotine !

Il est peu surprenant que, pour les Juifs, le croix ait été une pierre d’achoppement, car ils s’attendaient à ce que le Messie soit de la lignée royale de David et qu’il vienne avec pompe pour établir un royaume politique sous Dieu afin de conquérir et gouverner les nations du globe. L’idée d’un Messie venant d’une ville maudite du pays montagneux de la Galilée, sans puissance militaire et mourant sur une croix parmi des criminels, était un scandale pour eux. "Pour quiconque Jésus n’est pas le Rocher du Salut, il est une pierre d’achoppement".

Il n’est pas surprenant que pour les Grecs, avec leur philosophie et leur sagesse humaines ; leur foi dans la raison et en la bonté inhérente de l’homme ; que la crois relevât du plus grand ridicule.

Mais malgré le peu d’attrait apparent de la croix, Paul en parle deux fois dans notre texte comme d’une "puissance de Dieu". La même pensée est répétée dans la lettre aux Romains :

« …de la mon vif désir de vous annoncer l’Évangile, a vous aussi qui êtes à Rome. Car je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juifs premièrement, puis du Grec. »
(Romains 1 :15, 16)

En 1 Corinthiens 15 :1-4, il dit que "l’Évangile" est la bonne nouvelle de Jésus mort sur la croix, enseveli et ressuscité. Il répète donc, en effet, en 1 Corinthiens, que "Christ crucifié" est la puissance de Dieu !

Comment ce paradoxe peut-il être expliqué ? Si c’est une pierre d’achoppement et une folie pour le monde, comment peut-il être une source de puissance ?

Il faut d’abord comprendre que ce sont souvent des choses qui nous paraissent être les plus faibles qui s’avèrent être les plus puissantes. Laquelle vous semble la plus puissante, une menace ou une larme ? Oui, les larmes ont souvent réussi ce que les menaces n’auraient jamais su accomplir. Lequel vous semble le plus puissant, une épée ou un livre ? Oui, les livres, en communiquant de grandes idées, ont fait plus pour modeler notre monde que les épées ne l’ont jamais fait. Lequel vous semble le plus puissant, un petit homme ou une rivière en tueuse ? Oui, l’homme a conquis les rivières en bâtissant des barrages et il en utilise la puissance. La puissance n’est donc pas toujours apparente. Ce qui paraît le plus faible est souvent le plus puissant de tout.

Ainsi en est-il pour la croix qui vue superficiellement peut sembler être la honte du Christianisme, mais, en réalité, elle est sa gloire et sa puissance !

Sans la croix, le christianisme est sans force. Sans "Christ crucifie", le christianisme est un ciel sans soleil, une arche sans clef de voûte, un compas sans aiguille, une horloge sans ressort, une lampe sans huile, et nous pouvons ajouter, un canon sans poudre !

En quel sens la croix est-elle le centre de la puissance de l’Evangile ?

La Puissance de Dieu pour convaincre du Péché

La croix est la puissance de Dieu pour convaincre du péché : « …lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5 :8).

Un des plus grands besoins de notre temps est une tristesse selon Dieu pour le péché. Notre génération "s’amuse" littéralement "jusqu’en en enfer". La laideur et l’universalité du péché ne peuvent être comprises que par la croix. Ce n’est que lorsque l’image dorée de la croix est dépeinte sur un fond noir, le fond noir du péché, que peut être pleinement perçue la beauté glorieuse de la croix en contraste avec les ténèbres haineuses du péché. La croix continue d’être une pierre d’achoppement pour ceux qui édulcorent le péché. Pour ceux-là, la croix est vraiment "la croix du scandale" (Galates 5 :11). Si le péché n’était pas aussi terrible, Jésus n’aurait pas eu à mourir sur la croix. Dans le jardin de Gethsémané, Jésus a prié :

« Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! »
(Matthieu 26 :39)

Mais ce n’était pas possible ; il n’y avait aucune autre alternative ! Le péché étant si terrible, il fallait que Jésus se rende jusqu'à la croix !

Pour l’homme orgueilleux, la croix est un scandale parce que ses poutres pointent vers lui comme autant de doigts accusateurs, "Vous êtes un pécheur. Vous étiez perdu dans l’engrenage du péché, vaincu, sans secours et sans espoir, jusqu'à ce que Jésus meure pour vous. Vous ne pouvez pas vous sauver vous-même ; vous devez compter sur Christ!" Vraiment,



Lorsque je contemple la croix merveilleuse
Sur laquelle mourut le prince de mon salut,
Je considère comme perte ma fortune la plus précieuse,
Et de tout mon orgueil, je me trouve dépourvu.

La Puissance de Dieu pour Remplir d’Espérance

Non seulement la croix est la puissance de Dieu pour convaincre du péché, mais elle est aussi la puissance de Dieu pour remplir d’espérance. Alors que la croix déclare en termes clairs la réalité du péché et le fait que le « salaire du péché est la mort », elle claironne aussi le fait que Dieu veut que l’homme soit sauvé! La croix révèle en même temps le Dieu de justice et le Dieu de miséricorde et l’amour. Chaque homme et chaque femme, même le plus grand pécheur du monde, peuvent se tenir au pied de la croix et dire avec émerveillement dans voix, "Christ est mort pour moi".

Jésus a dit : « Allez […] prêchez la bonne nouvelle à toute création. » (Marc 16 :15).

Paul a dit : « Car je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juifs premièrement, puis du Grec. » (Romains 1 :16).

La Puissance de Dieu pour Inciter et Motiver

La croix est encore la puissance de Dieu pour inciter et motiver. Jésus a dit :

« Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les homme à moi. Il disait cela pour indiquer de quelle mort il devait mourir. »
(Jean 12 :32, 33)

La croix est la force d’attraction de Dieu.

Au départ, la croix peut sembler être une répulsion plutôt qu’un attrait, mais quand elle est comprise, il n’y a pas de force plus puissance pour toucher les cœurs des hommes. Un jeune homme, dont le mère avait la figure tellement balafrée qu’il était très difficile de la regarder, aimait malgré cela passionnément sa mère. Quand on lui en parlait, il disait : "Quand j’étais bébé, ma mère est entrée dans la maison en feu pour m’en sortir. Sa figure est pleine de cicatrices pour m’avoir sauvé!" De même quand, dans notre esprit, nous contemplons le front lacéré par les épines, le dos marqué par le fouet, les mains transpercées par les clous de cet humble Galiléen, nos cœurs débordent d’amour car Il est mort pour nous!

Si les hommes sont pour être incités au salut, l’Évangile du Christ crucifié doit en être la force. Paul a dit que l’Évangile « est la puissance de Dieu pour le salut ». Le mot "puissance" employé ici vient du mot grec "dunamis" ou "dynamis", duquel viennent nos mots "dynamique, dynamite"! L’Évangile est la dynatite de Dieu ! C’est ce qui va inciter et motiver les hommes ! Alors que le mot "évangile" sous-entend les conditions du salut, il se réfère plus spécifiquement aux faits de la mort, de l’ensevelissement et de la résurrection du Christ. Comme le dit l’Apôtre :

« …il a plu à Dieu de sauver le monde par la folie de la prédication. »
(1 Corinthiens 1 :21)

Mais ce n’est pas la prédication de n’importe quoi, certaines traductions ajoutent une note qui précise que le mot rendu "prédiction" pourrait se traduire "le message prêché". Le verset pourrait donc se lire "il a plu à Dieu par la folie du message prêché de sauver ceux qui croient" et le contexte identifie ce message qui fut prêché comme étant le Christ crucifié!

Ce n’est pas la prédication de lois arbitraires données par un maître tyrannique qui va inciter et motiver les hommes pour le salut, mais plutôt la prédication de l’amour de Dieu tel que vu sur la croix. Jean dit :

« …nous aimons, parce que lui nous a aimés le premier. »
(1 Jean 4 :19)

Et l’Apôtre dit en Romains 2 :4:

« …la bonté de Dieu te pousse à la repentance. »

Peut-être avez-vous vu un brin d’herbe écrasé sous une planche ou une pierre. Si vous remarquez bien, vous verrez que ce petit brin d’herbe, jauni et presque sans vie, pousse petit à petit jusqu'à ce qu’il trouve une fente ou autre ouverture, puis il lève la tête, se tient droit, fier et vivant de nouveau. Qu’est-ce qui a attiré ce brin d’herbe ? La puissance du soleil ! De même, quand le glorieux soleil de l’amour de Dieu brille par le prédication de la bonne nouvelle, l’enseignement et l’exemple de vies transformées, les hommes et les femmes sont attirés vers Lui !

Si les hommes devaient être poussés à embrasser les enseignements du christianisme par un moindre motif que celui-là, c’est-à-dire sans l’amour de Celui qui est mort pour eux, ils deviendraient alors des prédicateurs dogmatiques tonitruants, sans amour pour Dieu ou pour l’homme et sept fois plus les enfants de perdition qu’ils ne le furent auparavant. La véritable raison pour laquelle le christianisme aujourd’hui est plein de gens qui argumentent sur leur religion, mais ne la vivent pas, ni ne la cultivent, c’est parce qu’ils sont convaincus mais non pas convertis. Leur réponse n’est pas une soumission totale à un Dieu d’amour.

La Puissance de Dieu pour le Salut

Le plus important de tout, c’est que la croix est la puissance de Dieu pour le salut. Sans la croix, il ne peut a avoir de salut.

Une fois, un prêtre se rendit auprès d’une vielle dame à l’article de la mort et lui dit,

"Confessez-moi vos péchés pour que je puisse vous les pardonner". La vieille dame dit, "Faites-moi voir vos mains". Après que le prêtre surpris ait acquiescé à sa demande, elle secoua la tête et dit, "Le seul qui peut me pardonner a des marques de clous dans Ses mains". Paul a déclaré que Christ crucifié est la puissance de Dieu « pour le salut » et qu’il plaît à Dieu par la prédication de la croix « de sauver ceux qui croient » (Romains 1 :16 ; 1 Corinthiens 1 :21).

Les hommes de nos jours ont tout essayé pour se sauver : psychanalyse, des programmes de rédemption par l’action sociale, des enseignements humanistes, les philosophies du matérialisme, des découvertes scientifiques et des visions utopiques de notre monde. Mais la seule espérance repose sur la croix. À la croix, les exigences de la justice et de la miséricorde de Dieu furent toutes satisfaites. Sur la croix, Christ a pris le poids de nos péchés sur Lui et en a souffert les conséquences afin que nous puissions nous en échapper.

« …Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures. »
(1 Corinthiens 15 :3)

« Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, a fin que nous devenions en lui justice de Dieu. »
(2 Corinthiens 5 :21)

Ainsi, s’il doit être sauvé, l’homme doit venir à la croix et se laver dans le sang du Christ. Comme ces paroles d’un vieux cantique le dit si bien : "Qu’est-ce qui peut laver mes péchés ? Rien d’autre que le sang de Jésus".

La Puissance de Dieu pour changer les Vies

Finalement, la croix est la puissance de Dieu pour changer les vies. Aucun homme n’a jamais fait un si brusque changement dans sa vie que ne l’a fait Saul de Tarse qui est devenu l’apôtre Paul. En l’expliquant, il dit en Galates 2 :20:

« Je suis crucifié avec Christ, et ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ, qui vie en moi. »

Ce n’était pas unique à Paul, mais c’est plutôt un trait de tous ceux qui sont de véritables chrétiens. Aux Romains, il dit :

« …nous savons que notre vieille nature (vieil homme) a été crucifié avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance (anéanti) et que nous ne soyons plus esclaves du péchés ; »
(Romains 6 :6)

Les mots "crucifié avec" dans ces deux passages, veulent littéralement dire "crucifier ensemble" et sont exactement les même mots que ceux utilisés pour décrire les deux voleurs qui furent crucifiés avec Christ. Tout aussi sûrement que les voleurs furent crucifié de chaque côté de Jésus, ainsi nous nous approchons de Sa croix et sommes crucifiés avec Lui afin de vivre la nouvelle vie !

Plus de changements dans la vie des hommes ont eu lieu par la puissance de la croix que par l’ensemble de toute la législation et la moralisation du monde entier. La croix du Christ est devenue en même temps un feu pour purifier nos vies, un déluge pour laver nos âmes, un vêtement pour habiller nos incapacités, un panneau pour indiquer le chemin, une route pour guider nos pas et un bras pour soutenir notre marche !

Conclusion

La prédication de "Christ crucifié" est donc la chose la plus puissante de l’univers. Avec ce message, la prédication est pleine de puissance ; sans lui, nos paroles résonneront comme des "cuivres ou des cymbales".

Il a été dit des chrétiens du premier siècle qu’ils ont littéralement "tourné le monde à l‘envers". En une seule génération, ils ont prêché l’Évangile à toute la terre. En quoi résidait le pouvoir de ces premiers chrétiens ? Bien des choses peuvent être mentionnées, mais, pour tout résumer, leur pouvoir venait de ceci : ils étaient des personnes dont les vies étaient centrées en un Seigneur crucifié et ressuscité et c’était Lui l’essence de leur prédication. Quand Pierre annonça l’Évangile pour la première fois, son message insistait sur la "qui" du salut. Ce n’est que lorsqu’il avait l’assurance que ses auditeurs avaient accepté le Christ qu’il leur parla du "comment" du salut. Il leur proclama un Sauveur qui s’était sacrifié jusqu'à la mort pour eux ! Comme résultat, ils crurent et « Ils eurent le cœur vivement touché » et ils furent incités à demander, « Que ferons-nous ? » C’est alors que Pierre annonça aux croyants les conditions du salut en disant : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » (Actes 2 :36-38). Ce jour-là, avec la croix comme point central de la prédication, trois mille personnes obéirent au Seigneur.

Quand Philippe descendit en Samarie, il leur prêcha le Christ (Actes 8 :5). Quand il enseigna à l’eunuque, « …commençant par ce texte, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus » (Actes 8 :26-39). Comme résultat, nous lisons que le nombre des disciples se multiplia (Actes 6 :1).

Attachons-nous fermement à ce thème central du message de l’Évangile afin que, pour nous qui sommes pécheurs, Dieu puisse nous faire bénéficier de la puissance de cette Bonne Nouvelle et nous motiver à la foi, à l’obéissance et au salut.



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